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Des matériaux, tels que le bois tropical Tawari, l’argile ou le bronze, constituent des pièces définitives, de même qu’elles s’inscrivent dans un travail de recherche qui sera développé ultérieurement à plus grande échelle, et sont quasiment toujours réalisées en acier.

La sculpture urbaine constitue un objectif dès lors qu’elle permet de transformer l’environnement, en rapprochant massivement l’art au public, tout en le démocratisant.

Un seul et unique chemin n’existe pas, plusieurs voies de travail peuvent s’ouvrir simultanément en aboutissant à des résultats plastiques et conceptuels différents. C’est surtout le résultat de ne jamais estimer un espace complètement abouti dans le cadre de la recherche artistique. C’est en pénétrant dans cette diversité d’univers que nous pourrons appréhender les différentes façons de comprendre l’Art au sein d’un même devenir créatif.

Peu à peu, la forme et le matériau se transforment en de purs éléments de travail, dépourvus de toute signification personnelle et psychique, qui au départ investissait l’ensemble de son œuvre. À présent, il les explore à travers un esprit ludique. Désormais, il ne s’agit plus d’hommages témoignés aux personnes ; mais de productions pures de volumes, de lignes, d’espaces, de vide…

Créer signifie dialoguer avec la matière : il suffit simplement de savoir l’écouter et comprendre ce en quoi elle souhaiterait être transformée à l’instant même. Si la pièce fonctionne, c’est que nous avons été suffisamment à l’écoute de ce qu’elle nous disait. Dès lors que nous engageons cette conversation, elle nous demande de faire partie d’elle, de lui offrir une partie de nous-mêmes, car si elle ne dépendait que d’elle-même, elle continuerait à n’être que… matière.